A l’issue de la « négociation » du 23 octobre, les employeurs ont fait une proposition finale d’augmentation du Salaire National de Base (SNB)* de 0,5% au 1er janvier 2026, alors que l’inflation prévisionnelle est de 1,3%. La proposition étant inacceptable pour la CFDT et les autres organisations syndicales, il n’y aura pas d’accord, mais une décision unilatérale des employeurs.
Jusqu’où les employeurs laisseront-ils notre grille de salaires se dévaloriser et notre pouvoir d’achat se dégrader ?
Chaque année se joue une scène identique, avec des employeurs volontairement aveugles face à la dévalorisation régulière des rémunérations dans les IEG et volontairement sourds à l’argument central des organisations syndicales : le SNB* a vocation à couvrir l’inflation.
Il est urgent de renverser la tendance alors que notre secteur se doit d’être attractif.
Pourtant, aujourd’hui, nous faisons les constats suivants :
- La grille de rémunération perd en moyenne 1% par an et va continuer à perdre.
- Les 1er niveaux d’embauches se retrouvent potentiellement rattrapés par le SMIC, alors que la cible convenue avec les employeurs implique que le minimum de grille soit égal au SMIC +2%.
- Le pouvoir d’achat, pour les salariés en poste, n’est garanti que par les augmentations individuelles, ce qui n’est pas leur vocation : hors avancements au choix et reclassements, cela représente une perte de pouvoir d’achat de 4 à 11% en fonction des prises d’échelon.
La CFDT dénonce ce choix des employeurs : l’intérêt de tous les salariés doit primer ! Nous avions demandé + 2% de SNB pour couvrir l’inflation et intégrer un pourcentage supplémentaire (effet de rattrapage) : de quoi compenser la baisse du pouvoir d’achat cumulée.
* : le SNB est la brique principale de notre rémunération. Salaire = SNB x coeff lié au NR x coeff de majoration résidentielle x coeff de l'ancienneté x coeff lié au temps de travail choisi /100.

